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Une journée pour s’initier à la relation entre la respiration, la posture corporelle et l’expérience de sa voix. Valérie Douhaud, qui a engagé depuis plus de vingt ans un travail sur la voix et la respiration vous invite à partager son expérience.

Programme de la journée « Souffle et voix »

9h15 : accueil  des participants

9h30 : éveil corporel, respiration, « verticalisation », découverte de sa voix.

11h : pause

11h15 : « Comprendre la relation entre la Respiration, la posture corporelle et l’expérience de sa voix » Synthèse des principes de base et explicitation des raisons qui ont conduit Valérie à faire ces choix.

12h15 : reprise du travail engagé le matin

13h : pause déjeuner

14h30 : approfondissement du travail du matin

15h30 : travail individuel avec l’intervenante (10 minutes par personne), chaque participant pourra faire le point sur ce qu’il a expérimenté depuis le début de la journée

16h30 : pause

16h45 : chant collectif pour développer une écoute de l’autre

17h15 : échanges entre participants afin que chacun s’exprime le vécu de sa journée

 

Modalités pour participer à cette journée

Inscription : prendre contact par courriel auprès de terredusud06530@gmail.com

Nombre de participants : six maximum

Tenue recommandée : vêtements amples facilitant les mouvements et la respiration

Il est également demandé aux participants d’apporter un tapis de sol ou une couverture pour s’isoler du sol

 

TdS ouverture - 300La marche consciente, afghane ou méditative, basée sur la synchronisation de la respiration et des pas, redonne énergie, santé et bien-être .

De cette manière, nous avançons plus vite, plus loin, tout en déployant moins d’efforts.

A la croisée de l’exercice physique et de la méditation, cette discipline, ouverte à tous, offre surtout une autre vision de la marche et de la puissance de la respiration.

Notre corps fonctionne mieux quand on respire mieux et contrairement à toute attente, respirer n’est pas si évident. Après des siècles de tabous autour du corps, nous avons perdu l’habitude de travailler notre respiration comme cela se fait traditionnellement en Inde, au Tibet ou au Japon et nous respirons mal. Cette façon de marcher dans le rythme nous permet de découvrir un souffle et une énergie insoupçonnés.

Mais, plus qu’une activité physique excellente pour la santé, la marche consciente est une véritable philosophie de vie mêlant intimement « Connais-toi toi-même » et « Carpe Diem » :

– en comptant nos pas, nous ne pouvons pas nous échapper mentalement et c’est une invitation à ressentir et exercer tous nos sens : la vision certes, mais aussi l’ouie, le toucher, l’odorat, les saveurs …

– elle nous apprend aussi à vivre pleinement l’instant présent, à chacun de nos pas, ancré dans le sol et au plus profond de nous-mêmes.

En pratique, le rythme de base, le plus adapté à la physiologie cardiaque et respiratoire, est le suivant :

  • 3 pas sur l’inspir
  • 1 pas en rétention d’air, poumons pleins
  • 3 pas sur l’expir

1 pas en apnée, poumons vides.

Cette séquence de synchronisation « respiration – pas » est parfaitement adaptée au terrain plat, elle procure une grande efficacité de marche sans essoufflement, permet de tenir le rythme de 5 à 6 km/heure et de cheminer longtemps sans effort particulier.

rose-hip-1078726_1280Pour être en bonne santé, il faut suivre les rythmes naturels saisonniers.

Ce que nous avons semé en hiver et mis en mouvement au printemps arrive à maturité en été. Dans la tradition chinoise, c’est la saison où le ciel et la terre forment un couple parfaitement uni. C’est l’expansion ultime, la maturité, l’acmé du mouvement annuel des saisons. Les couleurs, les odeurs, les sensations sont ainsi à leur paroxysme. L’énergie propre à l’été décline dès fin août : nous rentrons dans une phase moins expansive, moins lumineuse. Il est donc tout naturel que la vitalité qui caractérise l’été diminue également.  C’est un moment de transition qui conduit à se centrer davantage sur soi et qui nous ramène tout naturellement à l’hiver, 4ème saison correspondant à la fin du cycle annuel avant la renaissance du printemps.

L’hiver commence début novembre et s’intensifie jusqu’au solstice d’hiver. Cette période est nommée « grand Yin », c’est-à-dire la période la plus yin de l’année. Le solstice marquant les journées les plus yin. Les jours commençant à s’allonger à partir de fin décembre, l’hiver se poursuit dans une phase plus yang au cours de laquelle le Yin le cède au Yang jusqu’au début février où le printemps prend alors la relève.

L’hiver est caractérisé par des nuits plus longues que le jour. C’est traditionnellement la période du repos, d’intériorisation et d’intégration. C’est d’ailleurs une période d’hibernation pour certains animaux et c’est ce même mouvement que nous avons à solliciter en nous.

L’hiver est relié à l’eau, au nord et au froid

Dans la nature, tout est calme et en repos : les arbres ont perdu leurs feuilles, la sève a reflué en profondeur. Le froid descend sur terre, envahissant tout. L’eau de l’hiver subit l’action du froid : c’est la période de la neige, de la glace, de la grêle, du givre, des pluies glaciales. L’eau se fige sur place. Le froid durcit et glace les os.

Durant cette saison, l’énergie du corps, comme celle de la nature, s’enfonce vers la profondeur afin de se protéger de la rigueur du climat.

Calme, sérénité et intériorité sont les maîtres mots de cette dernière saison de l’année. L’hiver devrait être la saison du repos, de la méditation. Il nous incite à nous relaxer, à lâcher prise, afin d’économiser l’énergie vitale et de conserver l’énergie ancestrale.

Il est dommage que notre civilisation ne nous permette plus de respecter cette alternance  naturelle des saisons. C’est le moment où il faudrait ralentir les rythmes, s’installer au coin du feu avec une boisson chaude, un bon livre ou encore de la musique …

L’hiver est en lien avec le rein et la vessie.

Dans la nature, l’hiver est associé à l’énergie de l’eau et du froid et au sein du corps, se sont le Rein et la Vessie qui y sont traditionnellement associés. De ce fait, les reins sont plus concernés que les autres organes et entrailles par l’hiver. Les reins sont stimulés par le froid mais trop de froid va les épuiser.

En l’homme, le rein exprime le froid du Ciel et l’eau de la Terre. Il résonne à leurs stimulations. Il se constitue et s’entretient par l’apport spécifique du froid du Ciel et de l’eau de la Terre ; il se nourrit de ce qui lui est analogue : tout ce qui est fait avec une dominance du mouvement de l’eau ; il en capte par affinité les essences rendues assimilables par les transformations de la digestion.

Le Rein, bien que eau par excellence dans le corps, détient aussi une partie yang essentielle : le Rein Yang ou feu du Rein. De la même façon qu’au sein du Pakua, le plus yin recèle une larme de Yang et le plus Yang recèle une larme de Yin. Le feu du Rein, le feu empereur du Cœur et le feu digestif de la Rate fabriquent l’énergie du corps dans San Jiao, le Triple Foyer, et cette fabrication de l’énergie, du yang du corps, doit être soutenue en hiver.

La principale fonction des reins est de contenir notre réserve d’énergie en profondeur

L’énergie que nous utilisons provient principalement de l’énergie de l’air et de la nourriture, également de nos lectures, nos échanges, notre capacité à échanger avec la nature et tout ce qui nous entoure, nos temps de méditation. C’est avec cette énergie que nous fonctionnons au quotidien. Le surplus de cette production quotidienne d’énergie, s’il y en a, va donc se stocker dans les réserves d’énergie en profondeur. Le rein est ainsi  rattaché à l’instinct de conservation, à la témérité. Ce schéma ne fonctionne qu’en cas de mode de vie équilibrée.

Dans le cas contraire, (alimentation erronée, mauvaise respiration, environnement pollué, vie émotionnelle perturbée, consommation de médicaments, de drogues, excès sexuels…), la quantité et la qualité de l’énergie produite au quotidien sera déficiente et notre organisme devra puiser dans cette réserve d’énergie du Rein pour faire face à nos besoins journaliers : cela épuisera ce stock qui réduira d’autant notre santé et notre longévité.

On comprend donc qu’il est fondamental de porter son attention sur les reins en hiver : le Rein contient notre réserve d’énergie et il s’agit de la restaurer en partie par une vie équilibrée et saine. Si l’on croise maintenant cette première règle avec la règle saisonnière, à savoir que le Rein se remplit d’énergie quand arrive l’hiver, nous comprenons que l’hiver est la saison où naturellement si l’on peut dire, nous faisons nos réserves énergétiques pour l’année qui vient. Ces réserves seront alimentées par le surplus d’énergie produit par un mode de vie équilibré et par une attention particulière à notre alimentation et à notre respiration.

En hiver, prendre soin de soi devient un principe de haute importance à respecter.

Le « HuangDi NeiJing SuWen », livre fondateur de la médecine chinoise propose des préceptes de vie selon le déroulement des saisons. Traduction Claude Larre (« Assaisonner les Esprits »). En hiver, l’accent est mis sur la thésaurisation du Qi.

  • « les 3 mois de l’hiver sont appelés : fermer et thésauriser.
  • L’eau gèle, la Terre se fendille ; on n’a plus rien à voir avec le yang.
  • On se couche tôt, on se lève tard.
  • Il faut tout faire selon la lumière du soleil, exerçant le vouloir vivre
  • comme enfoui, comme caché et s’occupant seulement de soi,
  • comme sur soi arrêté, se possédant soi-même.
  • Il faut fuir le froid et rechercher la chaleur ;
  • il ne faut rien laisser s’écouler par les épaisseurs de la peau,
  • de peur de perdre tous les souffles.
  • ceci est la voie propre aux souffles de l’hiver,
  • qui répondent ainsi à l’entretien de la thésaurisation pour la vie.
  • aller à contre-courant porterait atteinte aux reins ;
  • causant, au printemps, des affaiblissements,
  • par insuffisance de l’apport à la production de la vie. »

Développer l’art de rester enfoui chez soi

Aucun phénomène ne peut demeurer en permanence dans l’activité et le mouvement. Nous passons naturellement de phases d’expansion maximale (comme l’été) à des moments de ralentissement et de repos (comme l’hiver) qui permettent de se ressourcer pour pouvoir repartir avec entrain au printemps.

Le monde extérieur nous sollicite tout autant que le reste de l’année, mais il est particulièrement sage d’adapter son mode de vie au rythme de la nature qui s’est endormie durant l’hiver. Il faut accepter d’être en contradiction avec ce que la société nous impose et adapter nos rythmes à l’hiver.

Dans notre vie privée, savoir ralentir vie sociale et activités

Retrouver son chez-soi : sa maison mais aussi son espace intérieur. Favoriser des temps de lecture, méditation, devant la cheminée. Eviter les sorties tard en soirée par temps froid.

Ce temps est favorable pour renouer d’anciennes relations. C’est le moment idéal pour le retour au calme, les conciliations, l’abandon des rancunes qui permettront la mise en route de la future activité printanière dans de bonnes conditions (sur un terrain nettoyé et régénéré).

Se coucher tôt sans culpabiliser

Essayer globalement de suivre le rythme du soleil :

  • Augmenter la durée du sommeil en se couchant tôt voire très tôt si la fatigue se fait sentir, notamment durant la période du grand Yin (de début novembre au solstice).
  • Se lever tard (après le lever du jour). S’accorder un quart d’heure de plus, pour prendre le temps de s’éveiller en douceur, de se lever, de s’étirer, de s’échauffer ou de respirer devant sa fenêtre.
  • Diminuer les temps passés devant télévision et écrans divers et variés qui sur-stimulent le système nerveux.
  • Concentrer nos forces sur tout ce que nous devons accomplir en journée.

Celui qui continue à s’activer en hiver comme si c’était l’été, accélère le vieillissement et souffre de fatigue, nervosité, douleurs dans le dos, sciatiques, douleurs lombaires.

Au niveau professionnel

  • Eviter les démarches inutiles pour ne pas gaspiller son énergie.
  • Eviter des déplacements qui mobiliseraient tôt le matin ou tard dans la nuit.
  • Aller à l’essentiel pour ne pas risquer de s’éparpiller.
  • Reprendre contact pour des affaires qui auraient été délaissées ou oubliées.

 

Se protéger du froid

En règle générale, limiter ce qui est froid, se rapprocher de ce qui est tiède.

Dans la manière de se vêtir

se vêtir chaudement graduellement, attendre qu’il fasse vraiment froid pour ajouter des vêtements chauds mais le faire sans retard (surtout pas en avance, une chaleur prématurée vestimentaire ouvrirait les pores de la peau préparant l’entrée facile aux pervers)

Se couvrir suffisamment et largement :

  • la partie des lombaires où sont logés les reins et la vessie, les deux organes anatomiques liés à l’hiver,
  • le ventre
  • les pieds
  • la tête, la gorge et la nuque (à protéger du vent-froid)

Prendre soin des reins : c’est là où réside votre réserve d’énergie que vous devez restaurer en hiver pour l’année qui vient. N’hésitez donc pas à vous programmer des soirées bien au chaud avec une bouillotte sur les lombes (creux du dos).

Dans la manière de se chauffer

Éviter les excès de chauffage, afin de ne pas favoriser les différences excessives de température entre l’extérieur et l’intérieur.

Eviter de se réchauffer au grand feu ; ne pas se réchauffer trop vite les mains car risque d’introduire du feu dans le cœur ; si les pieds sont très froids, ne pas les réchauffer à l’eau chaude.

  • Prendre des bains bien chauds et salés (500 gr de sel de mer). Se tenir au chaud juste après le bain, enveloppé dans un peignoir, sous la couette, bras et jambes allongés sans les croiser, autant de temps pour le bain que pour le lit.
  • bains chauds des coudes, pour stimuler les points d’acupuncture et chasser les premiers refroidissements.

Dans la manière de sortir dehors

rester dans un espace restreint et bien abrité

ne pas sortir tôt le matin s’il y a des risques de gelée, ne pas sortir la nuit tombée.

Dans la manière de se nourrir

Manger et boire chaud

Ne pas manger d’aliments qui ont été cuits mais froids en température

Eviter de manger des aliments sortis directement du feu

  • Eviter les nourritures de nature froide : glaces, fruits d’été ou exotiques, concombres, courgettes, radis, blé…
  • Préférer les aliments de nature tiède ou chaude, les aliments de saison et les épices et condiments, tels que gingembre, cannelle et clou de girofle (très bonne tisane réchauffante dès les premiers signes de refroidissement).
  • Tout comme le froid, la saveur salée stimule les reins mais trop de sel les fatigue. Privilégier les saveurs salées naturelles, comme les produits de la mer.

Les aliments de couleur noire, comme les champignons noirs, et ceux qui ont une forme proche de celle des reins, comme les haricots, particulièrement les haricots noirs, vont eux aussi soutenir le Rein.

le matin, prendre une boisson chaude et tonifiante : bouillon tonique

le soir, boisson fraîche pour harmoniser l’énergie du cœur

si on a très froid après une sortie, attendre 10 minutes avant de prendre une boisson chaude

après avoir mangé, faire 100 pas, calmement, dehors, dans un espace abrité, puis en rentrant, masser circulairement l’ombilic avec les 2 mains superposées

Conserver une activité physique mais adaptée à l’hiver

Pour conserver sa vitalité et sa résistance au froid, il est primordial de rester dans l’action, mais il faut choisir l’activité physique en fonction du climat froid de l’hiver.

Eviter les pratiques sportives qui visent avant tout à défouler et qui sont de grandes consommatrices d’énergie.

Privilégier yoga, qi-gong, tai qi chuan ou marche qui créent une stimulation douce, travaillent la respiration et la conscience du lien énergétique avec ce qui nous entoure.

S’octroyer des temps de méditation et de retour sur soi

L’homme, bien axé entre ciel et terre,  est nourri par l’énergie de la saison, de manière physique par les aliments et par la sexualité et de façon subtile par la respiration et la méditation.

  • Notre société occidentale nous installe dans une course incessante d’actions et de possessions : il faut pouvoir conjuguer activité physique et temps pour l’intériorisation
  • S’obliger à faire des petites pauses en journée, sortir quelques minutes et pratiquer la marche consciente
  • Quelques respirations abdominales permettent la cohérence cardiaque et nous remettent en phase avec nous-même.
  • Des petits exercices de méditation pleine conscience corporelle peuvent se pratiquer au bureau, voire dans les transports.
  • Le sage pratique l’art de vivre, il diminue ses activités, restaure ses forces, retourne à l’intérieur pour renaître au printemps.

Il pratique la méditation dite Dao de l’hiver : silence, repos, régénération, ’introversion et lenteur efficace.

  • c’est un temps de pause et de respiration axé sur l’énergie du Nord, 
l’élément Eau
 la lumière bleu-noir et
 la sérénité.
  • cette méditation utilise le son des Reins pour les stimuler, les renforcer en faisant venir la lumière bleu-noir dans les reins, les libérer des peurs, des insécurités, des angoisses, des phobies qui les affaiblissent et transformer ces émotions négatives en calme, douceur, sécurité, volonté.
  • En pratique
  • Se  comporter comme les animaux qui hibernent ou les plantes, les arbres et les cours d’eau qui vivent une retraite profonde : se calmer, se reposer, se régénérer, dormir.
  • Absorber ces énergies en inspirant la lumière bleu-noir par le nez,
 par les pores de la peau et par le sommet de la tête Bai Hui.
  • Laisser le corps se remplir de cette lumière et se transformer en jade bleu transparent 
irradiant vitalité, calme et sécurité.
  • Recevoir et émettre cette lumière et ces énergies pour aider au passage
 de l’obscurité à la lumière en vous et autour de vous.

 

Prévoir un soin énergétique (acupuncture, reiki, shiatsu) et / ou  phytothérapie ou aromathérapie à l’entrée de l’hiver.

Ce soin, effectué suffisamment tôt avant les grands froids, permet de préparer  le Rein à hiver et maintenir le yang de tout l’organisme :

Une attention particulière sera portée sur la période des fêtes de fin d’année qui, comme par hasard, sont souvent suivis d’épidémies d’origine virale (grippe ou gastro entérite). Les émonctoires surchargés affaiblissent le système immunitaire, nous rendant plus vulnérables aux virus.

Ces règles élémentaires de santé permettent d’éviter l’apparition de maladies saisonnières, qui entament les énergies de réserve et rendent plus vulnérables dans les saisons suivantes.

 

vegetables-1014505_1280En hiver, l’alimentation doit permettre de lutter contre le froid, renforcer les défenses immunitaires et susciter le mouvement d’intériorisation propre à cette saison.

La médecine chinoise classe les aliments en quatre natures (froid, frais, tiède, chaud)

Cette classification selon les 4 natures n’a rien à voir avec la température du plat que l’on consomme ; il s’agit de 4 qualités énergétiques.

Les aliments froids et frais nourrissent le « yin insuffisant » et chassent la chaleur et le feu alors que les aliments chauds et tièdes nourrissent le « yang insuffisant », chassent le froid et activent les circulations d’énergie dans l’organisme comme  le « souffle du dragon ».

Lorsque le climat est froid et/ou humide surtout si le vent est associé, notre organisme a besoin d’aliments réchauffants et favorisant les circulations. En effet, les énergies extérieures froid et humidité sont globalement refroidissantes et ralentissantes.

Privilégier les aliments et les plats de nature chaude ou tiède

Les aliments qui maintiennent la chaleur en nous ne sont pas forcément très caloriques, comme ces « nourritures réconfortantes », souvent trop grasses et/ou trop sucrées. C’est là où il faut comprendre la différence entre une tartiflette ou un plat de frites trop grasses avec un plat complet traditionnel de nos provinces (pot au feu, cassoulet, petit salé, potée … ou d’ailleurs couscous, chili con carne …)

Ces plats sont de véritables bouillottes pour le corps, tout en étant très digestes, car ils mijotent un long moment accompagnés d’herbes et d’épices.

  • Boire chaud régulièrement dans la journée thés légers et tisanes

thé de Noël aux épices, thé à la cannelle, tisane au gingembre ou tout simplement un verre d’eau chaude au lever, après les repas et au coucher.

Eviter les nourritures de nature froide et fraîche : glaces, fruits d’été ou exotiques, crudités, concombres, courgettes, radis, blé…

  • Préférer les aliments de nature tiède ou chaude, les aliments de saison et les épices et condiments, tels que gingembre, cannelle et clou de girofle.

Ces épices présentent plusieurs avantages :

  • Ils réchauffent le plat
  • Ils améliorent la digestion des légumes et légumineuses en éliminant les germes qui donnent des fermentations,
  • Ils provoquent une vasodilatation au niveau du tube digestif permettant aux cellules de secréter davantage d’enzymes.

Les cinq saveurs (acide, amer, doux, piquant, salé) sont 5 relations énergétiques que nous établissons avec l’aliment que nous ingérons

diminuer le salé, augmenter l’amer

Tout comme le froid, la saveur salée stimule les reins mais trop de sel les fatigue.

Privilégier les saveurs salées naturelles, comme les produits de la mer mais ne pas rajouter de sel dans les plats préparés.

Principes généraux adaptés à l’hiver et au froid.

En hiver, on privilégie les cuisson plus longues : la cuisson à l’étouffée, à la vapeur, les plats en potée, les potages aux légumes aux céréales et légumineuses.

ne pas manger d’aliments qui ont été cuits mais froids en température

éviter de manger des aliments sortis directement du feu

le matin, prendre une boisson chaude et tonifiante : bouillon tonique

le soir, boisson fraîche pour harmoniser l’énergie du cœur

si on a très froid après une sortie, attendre 10 minutes avant de prendre une boisson chaude

après avoir mangé, faire 100 pas, calmement, dehors, dans un espace abrité, puis en rentrant, masser circulairement l’ombilic avec les 2 mains superposées

 

attention aux excès des repas de fin d’année qui comme par hasard sont souvent suivis d’épidémies de grippe ou de gastro entérite. Les émonctoires surchargés affaiblissent le système immunitaire, nous rendant plus vulnérables aux virus.

 

Aliments à privilégier

épices : clou de girofle, cannelle, poivre, cumin, fenugrec, gingembre, cardamome, curry, paprika, poivre, sauce de soja peu salée

aliments soufrés : ail, ciboule, ciboulette, échalote, oignon, moutarde,

plantes aromatiques : aneth, coriandre, laurier, persil, romarin, thym,

viandes : volailles : poulet, pigeon, dinde, pintade, canard, porc et sanglier intéressants mais en petite quantité

enfin mouton, agneau, veau, tous les gibiers

poissons ou fruits de mer : privilégier crabes, huitres et algues crevettes gambas, homard, langouste, langoustine, crevette séchée, moule séchée, poissons gras (anguille, anchois, barbue, hareng, maquereau, sardine, thon)

oléagineux : noix surtout fraîches, amandes, noix de coco, pignons de pin

légumineuses : haricots secs, lentilles, pois chiche, fèves, pois secs, soja

céréales : sarrasin, sésame, seigle et avoine sont des céréales réchauffantes, également riz et millet

légumes : asperge, betteraves rouges, carotte, céleri, choux raves, fenouil, navets, poireau, panais, poivron, piment, potiron, rutabagas, topinambours.

champignons,

tubercules : pomme de terre, igname, patate douce

fruits : châtaigne, pomme, poire, kaki

… et … le chocolat noir et l’alcool .

Ces aliments ont un pouvoir thermique plus important que les autres, certains agissent sur la thermogénèse (mécanisme de production et de régulation de chaleur de l’organisme).

Les explications orientales et occidentales se rejoignent :

– selon les médecines chinoise et ayurvédique, ils nourrissent le yang, allument le feu digestif et chassent le froid.

– selon la médecine occidentale, ils provoquent des sécrétions enzymatiques , entraînant une série de réactions chimiques dans l’organisme.

Dès la phase de mastication, l’aliment de nature chaude ou tiède déclenche une importante production de salive. La digestion des protéines en est améliorée ainsi que celle des légumineuses.

Ce n’est pas un hasard si nos ancêtres consommaient du gibier faisandé en hiver. On laissait d’abord cette viande très protéique et peu grasse se décomposer pour libérer les enzymes, puis on la mettait à macérer dans du vin et des épices, afin d’améliorer encore sa digestibilité, avant de la cuisiner avec différents aromates.

 

Un petit-déjeuner par temps froid

Porridge de flocons d’avoine

Mélanger dans une casserole du lait d’avoine ou de l’eau avec 3 à 4 cuillerées à soupe de flocons d’avoine et faire cuire à feu moyen en remuant constamment, pendant environ 10 minutes.
Ajouter une pomme râpée et mélanger. Saupoudrer de cannelle et d’un peu de gingembre en poudre, verser un filet de miel et servir directement.

Parfait petit déjeuner réconfortant pour un matin froid, idéal pour soutenir la thyroïde lorsqu’elle est un peu faible.

Tisane au gingembre

Epluchez un morceau de rhizome de gingembre et rapez le. Faites bouillir pendant quelques minutes dans une casserole. Versez dans une Thermos et buvez toute la journée (pas au delà de 17h à cause du risque d’insomnie).

Il est possible d’épicer la boisson pour un meilleur effet réchauffant, avec une touche de poivre de Cayenne ou de piment d’espelette (pour un effet plus doux), et une cuillerée à café de miel.

  • en l’associant à la cannelle et au clou de girofle, on obtient une tisane réchauffante à consommer dès les premiers refroidissements.

 

Thé détoxifiant et réchauffant

faire une décoction légère avec du thé vert, de la menthe fraîche, du citron vert, un peu de racine fraîche de gingembre rapé et un peu de badiane (anis étoilé).

A boire le matin à jeun et tout au long de la journée (pas après 17h à cause du gingembre et de la menthe).

Il est possible de sucrer légèrement de préférence au miel ou avec de la stevia.

Déjeuners par temps froid

Lapin en cocotte

  • 1 lapin, huile d’olive
  • 2 oignons, 3 gousses d’ail, 3 poireaux, ½ chou chinois
  • 0,5 litre de fond de veau,
  • 4 clous de girofle, 1 cuiller à café de cannelle, 3 feuilles de laurier, sel, poivre

 

La veille.

Découpez le lapin en morceaux et saupoudrez-les de cannelle.

 

Préparation

Epluchez et émincez les oignons.

Ecrasez les gousses d’ail.

Lavez et émincez le chou et les poireaux.

Dans une cocotte en fonte, sur feu vif, mettez les morceaux de lapin à dorer dans l’huile d’olive, puis ajoutez oignons, gousses d’ail et laurier.

Faites revenir sur feu moyen, salez et donnez quelques tours de moulin à poivre.

Laissez mijoter 5 mn.

Versez le fond de veau et laissez cuire ½ heure.

Ajoutez le chou et les poireaux émincés et laissez suer 5 mn.

Poursuivez la cuisson à l’étouffée à tout petit feu et laissez reposer.

Purée de potimarron

Épluchez et coupez un potimarron en tranches fines.

Faites revenir un oignon pelé et émincé dans une cuillerée à soupe d’huile de sésame. Ajoutez les tranches de potimarron.

Couvrez et laissez cuire à feu doux en remuant de temps en temps.

Ajoutez trente grammes de gingembre frais haché et deux gousses d’ail écrasé. Lorsque le potimarron s’écrase facilement à la fourchette, il est prêt. Saupoudrez de persil et servez en purée, accompagné de riz ou de quinoa, ou en soupe en ajoutant de l’eau.

Les bienfaits : la saveur douce du potimarron renforce l’énergie, nourrit le sang et les organes, élimine les glaires et l’humidité. De nature tiède, l’oignon réchauffe la rate et l’estomac. Le gingembre active le sang et stimule les méridiens.

Recette tirée de La Médecine chinoise, santé, forme et diététique de Jean-Marc Eyssalet et Évelyne Malnic (Odile Jacob, 2010).

Soupe de riz (Gen Mai)

Le soir, dans une casserole, faites bouillir cent vingt-cinq centilitres d’eau. Ajoutez cent cinquante grammes de riz rond complet bio et laissez cuire jusqu’à éclatement des grains (une heure environ) ; ajoutez un poireau, deux carottes, un oignon, un navet, une branche de céleri, le tout coupé en dés. Faites cuire à feu doux pendant une heure. Éteignez le feu, couvrez la casserole et entourez-la d’un linge. Le lendemain matin, faites réchauffer cette soupe en ajoutant un peu d’eau. Assaisonnez avec du shoyu (sauce de soja). Les bienfaits : variante du gruau de riz servi dans les temples japonais après le zazen du matin, cette recette réconfortante apporte de l’énergie et une douce chaleur pour toute la journée.

Extrait de Bien-Être zen au quotidien d’Erik Pigani et Flavia Mazelin Salvi (LGF, “Le Livre de poche”, 2007).